Rôle du logement social

« Au Québec, 55 000 logements sont détenus ou administrés par plus de 1 200 organismes. Ces logements, répartis à travers environ 2 600 ensembles immobiliers ou projets, représentent une composante capitale de l’offre de logement social au Québec. La vocation sociale de ces organismes en fait un ensemble incontournable non seulement en matière de logement abordable, mais aussi en matière de lutte à la pauvreté. Une proportion non-négligeable de ces organismes offre par ailleurs des services essentiels, tels que du soutien communautaire, effectue de l’accompagnement dans le cadre de la lutte à l’itinérance, assure la majorité des services pour les femmes victimes de violence, offre des services d’assistance personnelle ou des soins de santé, etc. » (RQOH, Enquête sur les caractéristiques économiques des OSBL d’habitation, 2021 – Voir le document complet)

Afin de contribuer à la mise en œuvre de solutions adaptées aux besoins des personnes en situation d’itinérance épisodique ou chronique ou ayant de la difficulté à se loger dans le marché privé de la région de Montréal, Vilavi a développé une offre spécifique en matière de logement avec support communautaire.

En novembre 2007 une charte Québécoise a été créée afin de développer d’une manière plus spécifique cet aspect de son travail. Vilavi Québec a été incorporé le 11 janvier 2008 sous l’article de la Loi sur les compagnies du Québec, Partie III (L.R.Q., chap. C-38, art. 218) (NEQ : 1164893662).

Vilavi Québec est une société sans but pécuniaire ou lucratif pour ses membres, créée dans un but de bienfaisance qui a comme objectifs :

  • Offrir en location des unités résidentielles à des personnes à revenu faible et modeste le tout ne pouvant constituer un établissement au sens de la loi sur les services de santé et de services sociaux;
  • Construire, acquérir et gérer des immeubles sans intention de gains pécuniaires pour ses membres et ce, dans le but d’améliorer les conditions de logement des résidents démunis ayant terminé un cheminement thérapeutique et ayant besoin d’un lieu d’habitation avec soutien communautaire pour faciliter leur réinsertion;
  • Mettre en œuvre des actions et des programmes visant à contribuer à l’autonomie des personnes et au progrès social;

À ce jour, Vilavi Québec administre 105 unités de logements sociaux avec support communautaire au centre-ville de Montréal. Deux projets sont en phase de plan et devis pour une démolition et reconstruction en collaboration avec la Ville de Montréal et la Société d’Habitation du Québec.

Pour réaliser ces projets, Vilavi fait appel aux partenaires suivants : Atelier Habitation Montréal (Groupe de ressources techniques, OSBL, chargé de la conception), La Société d’Habitation du Québec (Organisme public en charge des garanties bancaires et des subventions), Le Centre Intégré Universitaire de Santé et de Services Sociaux du Centre-Sud de l’Île-de-Montréal (Financement du support communautaire), la Ville de Montréal et les arrondissements de Ville-Marie et Hochelaga Maisonneuve, la Caisse d’économie solidaire et la Banque Nationale (partenaires privés de financement), l’Office Municipal d’Habitation de Montréal (Organisme public, partenaire d’exploitation).

Le partenariat naturel avec le réseau d’organismes communautaire permet de réaliser les activités de recrutement.

Les locataires sont invités à s’engager dans la vie communautaire en fonction de leurs compétences et de leurs ambitions. Les activités varient selon les saisons. La participation des locataires soutient leur sentiment d’appartenance et contribue à l’amélioration des conditions des immeubles, favorisant ainsi le confort et la qualité de vie.


Définition de l’itinérance:

La personne itinérante est celle qui n’a pas d’adresse fixe, de logement stable, sécuritaire et salubre pour les 60 jours à venir, à très faible revenu, avec des problèmes de toxicomanie et de désorganisation sociale ou de santé mentale ou dépourvue de groupe d’appartenance stable. Laberge et al. 1995 : 4 ; Comité des sans-abri de Montréal, 1987 ; MSSS, 1992

Les facteurs de risque d’itinérance utilisés sont, outre la précarité du logement et la toxicomanie, la rupture institutionnelle (décrochage, fugues, sorties de centre jeunesse, de détention, etc.), les troubles de santé mentale ou la criminalité.

Définition Canadienne de l’itinérance
L’itinérance décrit la situation d’un individu ou d’un ménage qui n’a pas de logement stable, permanent et adéquat, ou qui n’a pas de possibilité immédiate de s’en procurer un. C’est le résultat d’obstacles systémiques et sociétaux, d’un manque de logements abordables et adéquats, et/ou de défis financiers, mentaux, cognitifs, de comportement ou physiques de l’individu ou de la famille.
Il s’agit d’une situation qui n’est pas un choix (à moins que la situation évitée soit considérée bien plus grave) et d’une expérience généralement négative, stressante et pénible.

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Cliquer ici pour connaître l’ensemble de la démarche relative à la définition (en anglais)

« Non seulement l’itinérance engendre-t’elle souvent une détérioration marquée de l’état de santé des personnes qui la vivent, mais les problèmes de santé physique et mentale figurent également parmi les multiples causes de l’itinérance. Santé et itinérance sont  inscrites dans une double dynamique » Rapsim


Ressources et milieux d’isolement pour les personnes en situation d’itinérance – 2021

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